Target:
Parliament of Canada / Parlement du Canada
Region:
Canada
Website:
www.arcc-cdac.ca

As the host country of the G8 Summit on June 25/26, 2010 in Huntsville Ontario, Prime Minister Stephen Harper and his governing Conservative Party of Canada have chosen to champion an initiative to improve maternal and child health in developing countries.

However, this admirable initiative has become deeply mired in the Conservatives’ anti-choice ideology. The government announced on April 26 that they will not fund safe abortion services “under any circumstances” in developing countries. Although they were forced to back down from their earlier position that family planning and contraception would also be excluded from the initiative, there is still no firm commitment to fund family planning – only a vague promise to “consider” it, and to “not close doors against any options, including contraception.”

Please sign the following petition to call upon Parliament to include funding for safe abortion and family planning/contraception in Canada’s G8 maternal/child health initiative.

------------------------------------------

Incluez le financement du planning familial et d’avortements sans risques dans l’Initiative canadienne du G8 pour la santé des mères et des enfants:

À titre de pays-hôte du Sommet du G8, les 25 et 26 juin 2010 à Huntsville (Ontario), le premier ministre Stephen Harper et son Parti conservateur du Canada au pouvoir ont choisi de faire du Canada le champion d’une initiative visant à améliorer la santé des mères et des enfants dans les pays en voie de développement.

Toutefois, cette initiative admirable se retrouve profondément enlisée dans l’idéologie anti-choix des Conservateurs. Le gouvernement a annoncé le 26 avril qu’il ne financerait « sous aucune considération » la prestation de services d’avortement sans risques dans les pays en voie de développement. Même s’ils ont été forcés de faire marche arrière en regard de leur position préalable visant à exclure également de l’Initiative le planning familial et la contraception, il n’existe pas encore d’engagement ferme du Canada de financer le planning familial – seulement une vague promesse de « l’envisager » et de « ne fermer la porte à aucune option, y compris la contraception ».

Veuillez signer la pétition suivante qui réclame du Parlement le financement d’avortements sans risques, du planning familial et de la contraception dans l’Initiative canadienne du G8 pour la santé des mères et des enfants.


PETITION TO THE MEMBERS OF PARLIAMENT OF CANADA:

WE, THE UNDERSIGNED RESIDENTS OF CANADA, draw the attention of the House to the following:

THAT in developing countries, 19-20 million women resort to unsafe (usually illegal) abortions every year; that thirteen percent of all pregnancy-related deaths are due to unsafe abortion, amounting to about 70,000 deaths per year; and that eight million women experience serious complications from unsafe abortion.

THAT lack of safe abortion care leads to the deaths of countless children in developing countries because 220,000 children lose their mothers every year from abortion-related deaths, and these children are ten times more likely to die within the next two years.

THAT 215 million women in the developing world have an unmet need for contraception (meaning they want to avoid a pregnancy but are using an ineffective family planning method or no method), and that a woman’s ability to space and limit her pregnancies has a direct impact on her health and well-being, on each pregnancy outcome, and on the survival and health of her children.

THAT failure to fund safe abortion care exacerbates the trauma of women and girls in many parts of Africa where rape is systemic and used as a weapon of war, such as in the Congo. Rape is recognized as an international war crime, and “For countless women and girls, abortion could provide the slim hope of returning to a life grossly interrupted.” (Rose DiManno, Toronto Star)

THAT it is hypocritical and immoral for Canada to deny certain human rights and life-saving health services to women in developing countries, while our Charter of Rights and Canadian law guarantees those same rights and services to women in Canada.

THAT aid agencies and healthcare clinics in developing countries typically provide a comprehensive range of reproductive healthcare as the most efficient and cost-effective way to save lives, and that programs and funding cannot be separated from safe abortion care without undermining the ability of aid agencies to provide other maternal healthcare.

THAT Canada is a signatory to an international consensus adopted at the UN 1994 International Conference on Population and Development, where 179 governments committed to provide universal access to a full range of safe and reliable family planning methods by 2015. ICPD’s Programme of Action states: “In circumstances in which abortion is not against the law, such abortion should be safe. In all cases, women should have access to quality services for the management of complications arising from abortion.”

THAT Canada co-sponsored a landmark resolution at the UN Human Rights Council in June 2009, recognizing maternal mortality and morbidity as a pressing human rights concern. Also last year, Canada and other G8 leaders in Italy endorsed the Consensus for Maternal, Newborn and Child Health, which stipulates that “comprehensive family planning advice, services and supplies" are critical to improving maternal, newborn and child health.”

THAT since Prime Minister Stephen Harper has repeatedly stressed that accountability will be the focus of the Canadian G8, this accountability should also apply to Canada’s global commitments to provide the full range of reproductive health services, including safe abortion where legal, and management of complications from unsafe abortions.

THAT this accountability should further recognize that Canada has consistently funded a full range of comprehensive sexual and reproductive health care and services to organizations such as the International Planned Parenthood Federation (since 1960) and that such funding should continue for IPPF and other reproductive health agencies.

THEREFORE your petitioners call upon Members of Parliament to include funding for safe abortion care and family planning/contraception in Canada’s G8 maternal/child health initiative.

----------------------------------------

PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES EN PARLEMENT ASSEMBLÉE:

NOUS, SOUSSIGNÉS, DES RÉSIDENTS ET RÉSIDENTES DU CANADA, désirons porter à l’attention de la Chambre des communes

QUE dans les pays en voie de développement, de 19 à 20 millions de femmes recourent chaque année à des procédures d’avortement risquées (habituellement illégales); que treize pour cent de l’ensemble des décès liés à des grossesses sont dus à des avortements pratiqués dans des conditions non sécuritaires, qui entraînent environ 70 000 décès par an; et que huit millions de femmes vivent chaque année de graves complications dues à des avortements non sécuritaires.

QUE l’absence de soins d’avortement sans risques entraîne le décès d’une multitude d’enfants dans les pays en voie de développement; en effet, 220 000 enfants perdent chaque année leurs mères qui décèdent de complications liées à l’avortement, et ces enfants risquent dix fois plus de décéder au cours des deux années suivantes.

QUE 215 millions de femmes du Tiers-Monde n’arrivent pas à combler un besoin de contraception (en ce sens qu’elles veulent éviter une grossesse mais utilisent une méthode inefficace de planning familial, ou aucune méthode), alors que la capacité de chaque femme d’espacer et de limiter ses grossesses a un impact direct sur sa santé et son bien-être, sur l’issue de chaque grossesse et sur la survie et la santé de ses enfants.

QUE l’échec à financer des soins d’avortement sans risques exacerbe les traumatismes vécus par les femmes et les filles dans plusieurs secteurs de l’Afrique où le viol est systémique et utilisé comme arme de guerre, au Congo par exemple. Le viol est reconnu comme un crime de guerre international et « l’avortement pourrait offrir à une quantité innombrable de femmes et de filles un mince espoir de retour à une vie grossièrement interrompue. » (Rose DiManno, Toronto Star)

QU’il est hypocrite et immoral pour le Canada de nier certains droits humains et services de santé vitaux aux femmes des pays en voie de développement, alors que notre Constitution et le droit canadien garantissent aux femmes vivant au Canada ces mêmes droits et services.

QUE les organismes d’aide et les cliniques de soins de santé des pays en voie de développement offrent habituellement une gamme complète de soins de santé de reproduction comme façon la plus efficace et rentable de sauver des vies, et que les programmes et leur financement ne peuvent être disjoints de soins sécuritaires d’avortement sans affecter la capacité pour les organismes d’aide d’offrir d’autres soins de santé maternelle.

QUE le Canada est signataire d’un consensus international adopté en 1994 à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) des Nations Unies, où 179 gouvernements se sont engagés à offrir avant 2015 un accès universel à une gamme complète de méthodes sans risques et fiables de planning familial. Le Plan d’action de la CIPD énonce : « Dans les circonstances où l'avortement n'est pas contraire à la loi, l'avortement doit être sans risques. Dans tous les cas, les femmes doivent pouvoir accéder à des services de qualité, en mesure de gérer toute complication découlant de l'avortement.»

QUE le Canada a coparrainé en juin 2009 une résolution historique au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, où la mortalité et la morbidité maternelles étaient reconnues comme un enjeu pressant de droits humains. De plus, l’an dernier, le Canada et les autres leaders du G8 ont endossé en Italie le Consensus pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant qui stipule qu’« une planification familiale complète : conseils, services, fournitures médicales » fait partie des domaines-clés pour améliorer « la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant ».

QUE puisque le premier ministre Harper a plusieurs fois insisté que c’est la reddition de comptes qui caractériserait la rencontre canadienne du G8, ce même principe de reddition de comptes devrait s’appliquer aux engagements du Canada à l’égard du monde, dont celui d’offrir la gamme complète de services de santé de reproduction, y compris l’avortement sans risques là où la loi le permet et la gestion des complications issues d’avortements pratiqués dans des conditions non sécuritaires.

QUE cette reddition de comptes devrait également reconnaître que le Canada finance depuis longtemps une gamme complète de soins et de services de santé sexuelle et génésique, assurés par des organismes comme la Fédération internationale pour le planning des naissances (depuis 1960), et que ce financement devrait se poursuivre pour l’IPPF et autres organismes de santé de reproduction.

À CES CAUSES, les pétitionnaires demandent au Parlement d’inclure le financement de soins d’avortement sans risques et de planification familiale/contraception dans l’Initiative canadienne du G8 pour la santé des mères et des enfants.
Petition tags: , , , , , , , , , ,